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Engagement

L’art comme acte de conscience

Le Centre Interculturel Leila Alaoui s’inscrit dans la continuité du regard humaniste de l’artiste : un art qui éclaire les réalités du monde, donne voix à l’invisible et tisse des liens entre les cultures. Ici, la création n’est pas une fin en soi, mais un outil de transformation.

 

Elle interroge, répare et rassemble. À travers l’image, la parole et la présence, le CILA revendique un engagement qui dépasse le champ esthétique pour rejoindre le politique, le social et l’humain.

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L’inclusivité comme horizon

Le CILA se veut un espace d’ouverture. Ses programmes privilégient la mixité des publics, des origines et des disciplines. Artistes, étudiants, habitants, penseurs, artisans ou visiteurs : tous participent à une expérience commune, fondée sur l’écoute et le partage.

 

Cet engagement inclusif s’incarne dans des projets de médiation, de co-création et de formation, qui permettent à la culture d’être vécue comme un bien commun.

Une éthique du regard

L’engagement du CILA repose sur une conviction : regarder, c’est déjà agir. Inspiré par Leila Alaoui, le centre défend une éthique de l’image fondée sur la dignité et le respect.

 

Chaque projet — exposition, résidence ou édition — veille à restituer la complexité du réel, à donner place aux silences et aux nuances. Le regard y est entendu comme un espace de rencontre, un dialogue entre celui qui montre et celui qui est montré, dans la conscience de leur lien réciproque.

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Restaurer pour transmettre

L’engagement du CILA ne se limite pas à la création artistique : il s’incarne aussi dans la restauration d’un patrimoine vivant, celui de la Tour des Abbés. Sauvegarder ce monument du XIIᵉ siècle, c’est préserver un fragment d’histoire, mais aussi lui redonner sens dans le présent. Le CILA aborde la restauration non comme un acte de conservation figée, mais comme une dynamique de création : chaque pierre restaurée, chaque espace repensé, devient matière à réflexion, dialogue et invention. Ce chantier, conduit avec l’architecte du patrimoine Renzo Wieder, s’inscrit dans une approche durable, respectueuse des matériaux, du paysage et de l’esprit du lieu.

 

La Tour des Abbés n’est pas seulement un bâtiment restauré : elle est une œuvre en soi, le symbole d’une alliance entre mémoire et avenir. En la transformant en espace de travail, de recherche et de rencontre, le CILA fait du patrimoine un acteur du présent — un outil de transmission, d’éducation et d’inspiration pour les générations futures. Ainsi, la restauration devient un acte d’engagement culturel, une manière d’affirmer que préserver, c’est aussi créer ; que réhabiliter, c’est reconnaître la valeur du passé tout en ouvrant la voie à de nouvelles formes de vie et de pensée.

Mémoire et transmission

La mémoire est au cœur de la démarche du CILA. Le centre considère le patrimoine matériel et immatériel comme des ressources vivantes : des récits à prolonger, non à figer. Les projets menés à Fontvieille et autour de la Méditerranée questionnent les héritages, les traces et les continuités.

 

Cet engagement envers la mémoire s’exprime aussi par le soutien à la Fondation Leila Alaoui, avec laquelle le CILA collabore pour faire vivre l’œuvre de l’artiste et favoriser la circulation de ses images à travers le monde.

Un ancrage territorial et méditerranéen

Le CILA agit à partir d’un lieu précis — la Tour des Abbés à Fontvieille — mais son regard s’étend à l’ensemble du bassin méditerranéen. L’engagement du centre repose sur une écologie des relations : relier les villages et les villes, le Nord et le Sud, les mémoires et les créations.

 

Chaque collaboration internationale ou locale devient une manière d’explorer les continuités culturelles et de réinventer des liens entre les rives.

L’avenir comme responsabilité

S’engager, pour le CILA, c’est penser dans la durée. Cela implique de créer des projets qui laissent une empreinte durable — dans les pratiques artistiques, dans les savoirs, dans les territoires. En accompagnant les artistes émergents, en soutenant la recherche et en favorisant la transmission intergénérationnelle, le CILA fait de l’art un moteur d’avenir, ancré dans la réalité mais tourné vers la possibilité.

 

Chaque initiative, chaque rencontre, chaque œuvre participe ainsi à une même promesse : faire de la création un lieu de conscience, de lien et d’espoir.

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